Nouveaux espaces, nouvelles pratiques : l’alternative citoyenne
Le rapport des jeunes à la politique ne se limite plus à l’institutionnel. La défiance vis-à-vis des partis traditionnels ou l’intermittence du vote (seuls 33% des 18-24 ans du département ont voté aux régionales de 2021 – source : Ministère de l’Intérieur) ouvrent la voie à d’autres formes de participation.
Le monde associatif, incubateur de démocratie
C’est dans la sphère associative que s’opèrent souvent les premières prises de responsabilité réelle. Citons le cas des Maisons des Jeunes et de la Culture (MJC), omniprésentes dans l’Hérault, où l’on retrouve fréquemment des jeunes aux conseils d’administration. À Béziers, la MJC a créé un collège jeunes avec droit de vote pour toute décision engageant plus de 5 000€ sur son budget annuel. Parallèlement, la Ligue de l’Enseignement, fortement implantée sur le territoire, rapporte que 42% de ses nouveaux bénévoles ont moins de 30 ans en 2022, souvent impliqués dans les CA ou les groupes-projets locaux.
Ce dynamisme se ressent également dans des collectifs plus informels : les groupes “Pour le climat” montés à Sète ou Agde, l’Assemblée Citoyenne des Jeunes de Montpellier (ACJM), qui, sans statut juridique, dialogue avec la Métropole sur les mobilités et la végétalisation des places, en s’appuyant sur concertations de rue, micro-trottoirs et sollicitations directes des élus. Une manière d'« hacker » la gouvernance classique par une mobilisation agile et visible.