Une mutation locale sous le signe de la participation
Dans l’Hérault, commune après commune, quartiers et villages s’emparent depuis plusieurs années de ce terme à la mode : gouvernance participative. À Montpellier, Sète, Béziers ou dans les villages du Pic Saint-Loup, l’idée partagée est simple en apparence : permettre aux citoyens de s’impliquer dans la prise de décision publique, au-delà du simple vote ponctuel. Mais que cachent réellement ces dispositifs ? S’agit-il d’un nouvel horizon démocratique ou d’un énième slogan de communication institutionnelle ?
Ce mouvement n’est évidemment pas isolé. Il répond à une défiance généralisée envers les formes traditionnelles de la démocratie représentative, particulièrement visible dans l’abstention (39,54 % aux municipales de 2020 dans l’Hérault, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur), la multiplicité des collectifs locaux, ou la vitalité du monde associatif (près de 20 000 associations actives dans l’Hérault, INSEE, 2023).