Le social : accès à l’emploi, à l’éducation, fractures territoriales
La ligne de partage entre centre et périphérie s’incarne dans un ressenti quotidien. Où habite-t-on le plus souvent ? Où trouve-t-on (ou pas) un médecin, une crèche, un emploi ? Selon l’Observatoire des inégalités, dans les quartiers les plus centraux de Montpellier, le taux de chômage des jeunes atteint jusqu’à 29 % dans certains “quartiers politiques de la ville”, alors qu’il oscille autour de 13-15 % dans les périphéries résidentielles de l’Est. Mais à l’inverse, le taux de diplômés du supérieur y dépasse 40 %, alors que certaines communes du bassin de Béziers flirtent avec 20 %.
La creusée des fractures n’est donc ni linéaire ni uniforme : l’éloignement du centre urbain peut être synonyme d’accès difficile au numérique, à l’emploi qualifié, mais aussi d’une plus forte cohésion sociale rurale ou villageoise. Les mobilités subies, l’enclavement numérique ou les “zones blanches” dans la santé (Zones d’Intervention Prioritaires selon l’ARS Occitanie dans le Haut-Languedoc et le Pic Saint-Loup), sont des réalités persistantes.