L’agriculture en sursis : une mutation accélérée
Le département de l’Hérault, historiquement viticole et maraîcher, voit ses surfaces cultivées diminuer. En vingt ans, le nombre d’exploitations a baissé de 25 % (Chambre d’Agriculture de l’Hérault, chiffres 2022), et les installations de jeunes agriculteurs se heurtent à la rareté et au coût du foncier.
Outre la réduction directe des terres agricoles, l’étalement urbain fragilise :
- La continuité des exploitations (parcelles morcelées, accès aux terres perturbés, pressions d’urbanisme sur les surfaces irriguées).
- La viabilité économique : augmentation des taxes, mitage des terres, et hausse de la valeur immobilière qui pousse les exploitants à vendre.
- Le renouvellement des pratiques : difficulté accrue pour le développement du bio, de circuits courts ou d’initiatives collectives du type AMAP.
Comme l’illustre le cas de Saint-Clément-de-Rivière, où plusieurs maraîchers ont perdu l’accès à la terre en 2020 suite à un changement de classement du PLU, la conjonction de la pression urbaine et des politiques communales oriente, parfois sans retour, l’évolution du paysage alimentaire local (France 3 Occitanie).