Des « PLU » au centre du jeu : comment la carte du possible s’établit
La question de la constructibilité ne se règle pas au doigt mouillé. Dans l’Hérault comme partout en France, c’est le Plan Local d’Urbanisme (PLU) qui fixe, zone par zone, ce qui peut être bâti ou non, et selon quelles modalités. Un document stratégique, voté par le conseil municipal – ou intercommunal – après plusieurs années d’expertise, d’ateliers citoyens, d’études réglementaires, mais aussi de passes d’armes politiques ou de lobbying économique.
Le PLU, c’est une cartographie de la commune, découpée en secteurs :
- Zones U : urbanisées, constructibles
- Zones AU : à urbaniser, constructibles à terme
- Zones A : agricoles, en principe inconstructibles
- Zones N : naturelles, en principe inconstructibles aussi
Sur Montpellier Méditerranée Métropole, la dernière version du PLU intercommunal fédère ainsi 31 communes sur 418 km² (source : Montpellier3M, 2023). Chaque modification ou révision du PLU donne lieu à enquêtes publiques et à d’intenses tractations. Les propriétaires fonciers y guettent le moindre reclassement qui multiplierait la valeur de leurs parcelles – l’écart de valeur entre terrain agricole et terrain constructible peut dépasser 1 à 100 selon l’INSEE.