Le maire, chef d’orchestre du conseil municipal
Au centre du dispositif, le maire réunit deux fonctions souvent imbriquées, mais juridiquement distinctes : il représente l’exécutif de la commune, tout en étant président de l’assemblée délibérante. Cette dualité structure sa place lors des délibérations. L’article L2122-23 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) définit le maire comme l’organe exécutif : il prépare, propose, puis exécute les décisions prises en conseil. Mais lors des délibérations, il porte aussi la parole, organise les débats, et veille à leur bon déroulement (voir Légifrance).
- Préparation de l’ordre du jour : C’est le maire qui arrête, souvent avec ses adjoints, l’ordre du jour. Ce choix oriente le débat : que soumet-on maintenant, que reporte-t-on ?
- Convocation du conseil : La convocation, valide ou non les décisions. Les délais et la procédure sont strictement encadrés depuis la loi du 27 février 2002 (dite loi démocratie de proximité).
- Animation et police des débats : L’art de laisser s’exprimer les élus, de distribuer la parole, d’arbitrer poliment les tensions… ou d’apaiser les échauffourées. Le maire a sur ce plan un pouvoir “régalien” : il peut suspendre la séance, voire en ajourner la poursuite en cas de trouble sérieux.
Dans les faits, cette animation varie beaucoup selon les cultures politiques locales. Dans le rural, où les conseils restent parfois “familiaux”, la convivialité l’emporte. À Montpellier ou Béziers, les séances publiques sont plus exposées, souvent plus mouvementées, médiatisées, et le maire doit conjuguer autorité et gestion de l’image.