Des délégations de service public : pourquoi, comment, pour qui ?
L’Hérault, comme la plupart des départements français, externalise une partie de ses services en recourant à la délégation de service public (DSP). Derrière cet acronyme se cache un mécanisme clé de l’action locale. Les DSP permettent à une collectivité (commune, agglomération, département) de confier la gestion d’un service public (eau, transports, restauration scolaire, déchets, équipements culturels ou sportifs, etc.) à une entreprise privée ou parapublique, qui agit alors pour son propre compte, mais dans l’intérêt général.
Dans l’Hérault, le recours à ces contrats n’a cessé de croître depuis les années 1990, porté par une double dynamique : l’accroissement des besoins urbains (Montpellier, agglos et villes littorales) et l’appel d’air des grandes sociétés délégataires, spécialisées dans l’eau (Veolia, Suez), les transports (Transdev, Keolis) ou les déchets (Suez, Nicollin). En 2023, ce sont plus de 250 DSP actives sur le territoire héraultais, de tailles très variables et pesant dans certains cas plusieurs centaines de millions d’euros sur la durée du contrat (Source : Cour régionale des comptes Occitanie, rapport 2023).