Dans les communes de plus de 1 000 habitants : le « fléchage » des listes municipales
Ici, les électeurs choisissent lors du même scrutin leurs conseillers municipaux et leurs conseillers communautaires. Comment ? Grâce au système du « fléchage » : sur les bulletins de vote, certains candidats portent une mention spécifique (parfois une pastille ou une couleur), signalant qu’ils briguent également un siège au conseil communautaire.
- La liste entière n’est pas fléchée : seuls quelques noms par liste (souvent en tête) sont identifiés pour être susceptibles de siéger à l’intercommunalité.
- Répartition à la proportionnelle entre les listes : le poids de chaque groupe politique au conseil communautaire reflète le score de sa liste aux municipales.
- Impossible de panacher : barrer des noms ou mixer différentes listes entraîne la nullité du vote, renforçant la logique partisane.
Exemple dans l’agglomération de Béziers Méditerranée : lors du scrutin 2020, la répartition des 68 sièges s’est faite sur la base des résultats municipaux, le maire de Béziers désignant automatiquement 20 conseillers, le reste se partageant à l’aune du suffrage communal.
Un point majeur : pour un habitant de Montpellier, d’Agde, de Lunel ou de Sète, voter pour une équipe municipale, c’est donc aussi, dans les villes de plus de 1 000 habitants, choisir – de façon transparente, mais parfois peu lisible – qui siègera à la tête de la métropole ou de l’agglo. Pourtant, seule une minorité réalise l’importance du « fléchage ».